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Bilan 2020 de la région BFC et de l’AER BFC

27 mars 2021 Partagez sur :

R&D, innovation et transition environnementale… En 2020, la Bourgogne-Franche-Comté confirme être une destination de premier plan

L’année 2020, vécue dans un contexte de crise sanitaire inédit, est venue bousculer et remettre en question les modèles de développement.
Économiquement, la Bourgogne-Franche-Comté résiste bien. Elle se classe au 6ème rang des régions françaises pour l’accueil des investissements directs étrangers (IDE) selon Business France. La Région Bourgogne-Franche-Comté est restée attractive pour les investissements internationaux, avec 91 projets, dont plus des deux-tiers en production et en R&D, et qui ont créé ou préservé 1 459 emplois.Compte tendu de leur poids économique respectif les régions Occitanie, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté accueillent un nombre de projets plus élevés que la région capitale.

Une prédilection pour la R&D d’excellence mondiale

La Bourgogne-Franche-Comté, fidèle à sa vocation de région d’excellence industrielle, confirme être comme une destination particulièrement favorable pour les projets de production. En 2020, elle voit une augmentation des investissements en matière de centres de décision : 4 nouvelles implantations et une extension. Avec plus de 20 centres d’excellence mondiale, des instituts de recherche internationalement reconnus, elle dispose sur cet axe R&D d’attraits essentiels pour séduire les dirigeants internationaux.

Les mesures de relance prises en parfaite interaction entre État et Région ont aussi été des facteurs déclencheurs dans les prises de décisions. À l’instar du bilan français global, les principaux pays pourvoyeurs d’investissements en Bourgogne-Franche-Comté sont l’Allemagne, les États-Unis et le Danemark.

En 2020, 81% des IDE réalisés en France sont pourvoyeurs d’emplois. Aujourd’hui, dans notre région, plus de 800 filiales d’entreprises étrangères emploient près de 48 000 salariés soit près de 4% des actifs régionaux

Cartographie des investissements internationaux

Chiffres clés

Cette année, les secteurs manufacturiers occupent encore une place centrale dans les investissements régionaux (machines et équipements mécaniques, chimie et plasturgie, textiles et accessoires). Plus remarquable encore, l’augmentation du nombre de projets de R&D et d’ingénierie.

  • 16 : Nombre moyen d’emplois concernés en 2020 par projet
  • 29 projets de création concernant 259 emplois
  • 45 projets d’extension concernant 605 emplois
  • 5 projets de centre de décision
  • 14 projets de R&D et d’ingénierie
  • 33 projets de production
  • 13 projets pour la production de machines et d’équipements

Sur la période 2014 – 2020, selon Business France, la région Bourgogne-Franche-Comté fait partie des 5 premières régions ayant accueilli des investissements sur des sites industriels.

La Région et son Agence Économique Régionale

Parallèlement, une partie des projets de développement suivis par l’AER BFC, bras armé de la région BFC, proviennent également d’entreprises régionales en croissance. Alors que d’immenses chantiers et de passionnants challenges s’annoncent, l’Agence Économique Régionale de Bourgogne-Franche-Comté confirme son rôle aux côtés des entreprises et des territoires pour les accompagner dans les mutations à venir.

Près de la moitié des projets en portefeuille sont majoritairement des projets de création exogènes. Avec ses partenaires, l’Agence a réussi à concrétiser 103 décisions qui concernent près de 3 100 emplois industriels maintenus ou créés. Confirmant les tendances enregistrées dans le bilan des investissements directs étrangers en France publié par Business France le 25 mars, ces projets relèvent de nos filières traditionnelles telles que l’automobile, l’énergie, l’alimentation, la santé et le luxe.

Pour Marie-Guite Dufay, Présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, « Parce qu’il y aura un après-crise, il nous apparaît indispensable de maintenir le cap pour être prêts à faire face aux grandes mutations économique et écologique de notre époque. La Bourgogne-Franche-Comté se confirme, cette année encore, comme une destination de premier plan pour l’accueil des projets au sein des secteurs d’excellence porteurs d’avenir tels que l’alimentation, la santé, les mobilités. C’est parce que nous disposons de capacités d’innovation reconnues internationalement et d’un bassin d’emploi dont la qualité fait l’unanimité que nous continuons à attirer de nouveaux investisseurs. Nous sommes pleinement à leurs côtés pour créer les conditions de leurs développements et de leurs réussites ».

« La Bourgogne-Franche-Comté dispose de tous les atouts pour faire face aux grandes mutations en cours et à venir : une localisation idéale, une accessibilité parfaite, une industrie d’excellence, innovante et performante. Nous avons également sur nos territoires l’ensemble des compétences et des savoir-faire qui apportent des réponses concrètes aux défis du futur. Cette période de transitions multiformes exige une forte mobilisation à tous les échelons. L’Agence Économique Régionale est aux côtés des entreprises et des territoires pour créer le cadre favorable à cette réussite. » conclut Arnaud Marthey, le Président de l’AER BFC.

L’innovation pour répondre aux transitions

Aux côtés de la Région, l’AER BFC travaille également à la promotion de l’innovation. 78 dossiers de primo innovation ont été instruits et 69 aides ont été attribuées pour un montant de plus de 400 000€ permettant aux entreprises régionales de se lancer dans de nouveaux programmes. 2020 confirme l’augmentation des projets d’éco-conception ou de transition énergétique.

L’AER avec le soutien de l’ADEME a notamment distingué 5 entreprises qui ont reçu chacune un trophée « Eco-innovez ». S’inscrivant dans la politique régionale menée en faveur de la transition énergétique et de la mise en œuvre de la feuille de route régionale de structuration d’une filière Hydrogène, l’AER BFC s’est vue confier la délégation régionale en Bourgogne-Franche-Comté de « France Hydrogène ». Les actions de développement, de prospection et de promotion visent à développer la notoriété de la région qui a été pionnière dans ce domaine. Plus récemment la Bourgogne-Franche-Comté est devenue la première région française à commander des trains à hydrogène.

Exemples d’IDE en Bourgogne-Franche-Comté

  • DG Weld (dpt 71) : DG Weld Srl, société italienne spécialiste de la remise en état d’outillages de forge grâce à la technique du rechargement matière par soudure a créé une filiale française pour développer son activité sur le territoire. Cette filiale installée à Saint-Vallier (Saône-et-Loire) a été créée en avril 2020. Elle est dirigée par Michaël Dugne. Pour son activité, la société a acquis, entre-autres, une cellule robotisée de soudure, un centre d’usinage et les logiciels de simulation numérique afférents à ces procédés. Deux emplois ont été créés en 2020. La filiale française compte continuer à se développer avec l’embauche de nouveaux salariés (un recrutement a déjà été acté en janvier 2021).
  • Corden Pharma (dpt 21) : Le groupe luxembourgeois Corden Pharma investit dans un centre d’excellence mondial de chimie fine pharmaceutique en continu sur son site de Chenôve en Bourgogne-Franche-Comté. L’objectif est de pouvoir produire en continu, de manière compétitive en coûts et qualité certains produits intermédiaires et principes actifs pharmaceutiques. Ces deux éléments coûts et qualité sont contributifs à la localisation ou relocalisation en France de productions actuellement réalisées sur d’autres continents. Cet investissement de 2 millions d’euros permettra à Corden Pharma d’accéder à des appels d’offres inaccessibles aujourd’hui.
  • Emco (dpt 39) : EMCO Group, leader européen du tapis d’entrée technique a choisi le « Made in Jura » en délocalisant une partie de la production allemande dans le Jura. Emco France a reçu la certification de « l’Association Made in Jura » en 2016. Très soucieux de la « Deutsche Qualität », le groupe est sensible à cette signature pour fabriquer un produit sur mesure que l’on peut définir comme de « la haute couture du bâtiment » nécessitant un main d’œuvre qualifiée. Ainsi le groupe allemand a choisi d’investir 1.2 millions d’euros à Dampierre pour étendre sa production. Cela permettra de créer un centre d’expertise facilitant l’accès à certains marchés à l’international. Soutenu par la Région à travers le plan « France relance », l’investissement devrait générer 15 emplois, l’entreprise locale ayant convaincu son actionnaire pour un transfert de savoir-faire d’Allemagne vers la France.
  • Premier Tech (dpt 71 et 89) : Afin d’accélérer sa croissance en France, le groupe canadien Premier Tech – qui conçoit et fabrique des solutions écoresponsables et durables pour le traitement et la valorisation de l’eau – s’est récemment établi en Bourgogne-Franche-Comté, avec l’acquisition de la société EPARCO située dans L’Yonne. Il a également fait l’acquisition des entreprises Aqua Assainissement SAS et AMI Assainissement SAS, de même que l’acquisition des actifs de Neve Environnement, toutes trois établies en Saône-et-Loire. En plus de pérenniser plus d’une vingtaine d’emplois, ces acquisitions permettront à Premier Tech de diversifier son offre commerciale et d’intensifier son développement sur le marché français. 44 emplois concernés.
  • Poll (dpt 90) : « Fort de plusieurs expériences réussies en Côte d’Ivoire, dans le domaine du conseil en communication, marketing et digital, et aussi dans le secteur de la régie publicitaire, le dirigeant a lancé une nouvelle entité, POLL, à Belfort spécialisée dans la production et de distribution de data-driven. POLL entre sur le marché international des études d’opinions avec la marque POLL DATA, une plateforme multinationale big data d’expression, d’étude et d’analyse de l’opinion publique lancée dans 45 pays en phase 1. POLL, ces deux leviers de croissance appuyés sur les secteurs du divertissement et de la néo-banque (POLL JEUX, POLL FINANCES) et plusieurs autres marques comme POLL EDUCATION, POLL MUSIC, POLL CONSO. Ce projet va permettre la création d’au moins quarante emplois sur trois ans dont dix en R&D et une centaine d’ici cinq ans ».
  • KH SK France (dpt 70) : Le site de production de volets roulants VELUX, KH-SK France SAS, situé à Marnay (Haute-Saône), est une filiale du Groupe danois VELUX, leader mondial du marché de la fenêtre de toit et de ses équipements. L’usine de Marnay a été choisie pour la fabrication d’un nouveau produit, le volet roulant souple à énergie solaire, destiné à équiper les fenêtres de toit VELUX. Cette nouvelle activité de production a représenté un investissement de 3 millions d’euros et a permis de créer 32 emplois en 2020.

Illustration des projets de modernisation au sein de la filière automobile en Bourgogne-Franche-Comté¹

Face à l’arrêt brutal de l’ensemble de la filière automobile du fait de la crise sanitaire, 32 entreprises de la région ont déjà pu bénéficier du plan de relance. Comptabilisant 40 000 salariés (hors intérim), soit près du tiers de l’emploi industriel régional, cette filière est stratégique pour la Bourgogne-Franche-Comté. Pas moins de 6 projets portés par des filiales de groupes étrangers ont pu bénéficier du fonds de soutien pour leurs investissements que ce soit pour des projets de modernisation ou de pérennisation :

  • FPT Powertrain Technologies France (CNH Industrial, Royaume-Uni) : Un projet visant à augmenter la capacité productive des motorisations gaz sur le site qui est aujourd’hui le seul à produire toute la gamme lourde du groupe.
  • Fruehauf (Wielton, Pologne) : Un projet visant à pérenniser l’activité de la ligne d’assemblage par soudure des longerons, pièces maitresses de résistance pour les semi-remorques, en modernisant leur outil de production.
  • Schrader (Pacific Industrial, Japon) : Un projet visant à augmenter la capacité productive des motorisations gaz sur le site qui est aujourd’hui le seul à produire toute la gamme lourde du groupe.
  • SJM Eurostat (Do Yee International, Singapour) : Un projet visant à améliorer la productivité et la compétitivité du site par la modernisation des outils de production, la mise en place d’une plateforme logistique et la dématérialisation de toutes les fonctions de l’entreprise.
  • SMRC (Motherson, Inde) : Un projet visant à accélérer la modernisation et la transformation digitale du site de Rougegoutte en vue d’accroître les performances du site et d’améliorer le service client.
  • Streit Mécanique (Meita, Taïwan) : Un projet visant à transformer les lignes de production pour diversifier l’activité, gagner en efficacité et conquérir de nouveaux marchés (moteurs électriques, piles à combustibles).

¹Source Plan de relance, économie.gouv – Hors bilan